Au pair, un statut pas si cool…

Depuis le 19 septembre, notre famille s’est encore agrandie. Un chaton est venu squatter le canapé et surtout, nous avons accueilli Paula, une jeune fille au pair.

Paula est argentine, a 27 ans et est super cool. Elle occupe le dernier étage de la maison, s’occupe des garçons quand ils rentrent de l’école et vit avec nous notre vie de famille.

Pour ceux qui n’y connaissent pas grand chose, le statut d’au pair est aussi clair qu’encadré : en échange d’une trentaine d’heures de garde d’enfants par semaine et deux baby-sittings, l’au pair (plus rapide à écrire que jeune homme au pair ou jeune fille au pair) est logé, nourri, blanchi. Vous lui devez également environ 85€/semaine. Vous devez également lui procurer une assurance et vous assurer qu’elle ou il bénéficie de la sécu. L’au pair doit avoir une chambre privative et une salle de bains privative ou partagée avec les enfants. Vous lui payez également les transports pour qu’elle puisse se rendre à ses cours. Vous signez évidemment un contrat et vous devez payer des cotisations sociales.

L’au pair doit prendre des cours de français de son côté (à sa charge)

Avant Paula, nous avions eu quand nous étions à Paris une jeune fille au pair qui s’appelait Denise et qui était mexicaine. C’était il y a quatre ou cinq ans de mémoire et ça c’était plutôt bien passé.

Recevoir un ou une au pair chez soi, c’est VRAIMENT un truc qui se réfléchit : vous vivez tout à coup avec quelqu’un dont vous ne connaissez rien, qui ne connait rien de vous et qui va partager votre quotidien : les déj, les diners, les soirées télés, les fêtes, les anniv, les soirs de fatigues, les engueulades familiales, les journées glande…la vie quoi.

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J’ai craqué…

« Combien ? »
« Je ne sais pas… une quinzaine je crois, peut-être un peu plus. Ce qui est sur, c’est que ça faisait près de deux heures que j’étais dessus »
« Bien…Et que s’est-il passé exactement ? »
« Je ne me souviens pas, c’est assez flou. J’étais en train de m’attaquer au seizième ou au dix-septième je crois, quand mon fils est arrivé. J’en avais partout, je ne voyais presque plus rien, je finissais par confondre ma gauche et ma droite, j’avais la tête qui tournait, les oreilles qui bourdonnaient…et c’est là qu’Arthur m’a dit : « Ah au fait maman, il faut AUSSI recouvrir le dico de français, celui d’anglais ET le cahier de texte. » Et c’est tout ce dont je me souviens monsieur le juge…Après, il parait que j’ai taillé en confettis tous les cahiers 21 x 29,7, découpé en lanières les 24 x32, atomisé au lance-flammes les 17 x22, déchiqueté le règlement intérieur de l’école, fondu les protèges-cahiers opaques, tailladé les translucides, broyé les bics quatre couleurs au Thermomix, tagué « fuck la métréçe » sur le carnet de liaison, dégommé au Nerf les rapporteurs, écartelé les compas, arraché toutes les touches des calculatrices Casio fx92, repeint la cuisine au Stabilo jaune, mis au four – à 180° sur chaleur tournante – les règles 20 cm, au micro-ondes les 30 cm ET recouvert le chat de scotch. »

Bosser de chez soi…

Bosser de chez soi, c’est :

  • Ne pas prendre de douche parce que le mec du gaz a dit qu’il passait « à huit heures ». Attendre sagement, un pull informe et un jean douteux enfilés sur le pyjama.
  • Craquer. Décider de prendre une douche à 11h. Entendre la sonnette d’entrée.
  • Se jurer à 9h15 de ne SURTOUT pas ouvrir Twitter avant d’avoir écrit AU MOINS 2500 signes. Poster un photomontage de Marine Le Pen en autruche nazie à 9h35. S’embrouiller avec des trolls FN. Ouvrir « Les 10  paires de chaussettes qui ressemblent à des célébrités », s’extasier sur une paire de Burlington qui ressemble VRAIMENT à Victoria Beckham. Tweeter « Dingue comme cette paire de chaussettes ressemble VRAIMENT à Victoria Beckham ! ». S’embrouiller avec des féministes et le CM de Burlington. Fermer Twitter en jurant de ne plus JAMAIS y foutre les pieds.
  • S’enfiler un paquet de Pim’s et une crème Mont Blanc « praliné » en lisant les conseils minceur de Doutzen Kroes dans Grazia. Se demander d’où ça vient, tiens, « Kroes ». Aller voir sur Wikipédia. Surfer sur l’office du tourisme des Pays-Bas. Chercher sur Voyage Privé s’il n’y pas des offres pour Amsterdam. Trouver que c’est vachement cher Amsterdam ! Tweeter « C’est VACHEMENT cher Amsterdam ! » avec une photo de tulipe qui fait la gueule. S’engueuler avec le compte Twitter du Syndicat de la Tulipe Néerlandaise.
  • Apprendre sur Twitter que Victor Lanoux est mort. Se demander si ça se fait de bosser alors que Victor Lanoux est mort.
  • Appeler sa soeur pour lui dire »t’as vu y’a Victor Lanoux qui est mort ! »  Ajouter « oh la la il faut que je te laisse, j’ai encore une tonne de trucs à faire ! » Lui raconter en quoi consiste la tonne de trucs à faire. L’écouter raconter la tonne de trucs qu’elle, elle doit faire. Lui rappeler que dimanche, il faut voter et que « ah au fait, t’as vu le débat ?! » refaire TOUT le débat au téléphone depuis le début. Raccrocher.
  • Regarder l’heure. Hurler. Engueuler le chat qui ne fout RIEN depuis ce matin.
  • Décider de mettre la télé en fond « pour se concentrer ». Pleurer à chaudes larmes quand la petite Vanessa court au ralenti se jeter dans les bras de Pipou, qu’elle croyait disparu sous une tempête de neige. Tweeter « C’est quand même vraiment de la merde L’Enfer Blanc sur W9 ! » S’engueuler avec le CM de Chamonix.
  • Décider qu’il est temps de manger ET sain, histoire de rattraper le paquet de Pim’s. Ouvrir le frigo. Tartiner le reste du houmous de la soirée de samedi sur une tranche de boeuf froid. Accompagner de petits pois mangés froid à même la boite pour faire passer. Se féliciter d’avoir mangé « du vert ». Ouvrir un deuxième paquet de Pim’s pour fêter ça.
  • Réaliser qu’il est 16 HEURES et qu’il faut aller chercher les enfants à l’école.
  • Tweeter « Putain, ça passe beaucoup trop vite les journées quand on bosse à la maison ! »

« Je ne fais que des mââââles »

Two Boys Fighting In School Playground

J’étais tranquillement en train de prendre mon petit-déjeuner ce matin quand je suis tombée sur un papier de France Dimanche, repris par Closer et sobrement titré « Séverine Ferrer, maman de trois garçons : « Je ne fais que des mâles »

« Je ne fais que des mâles »…

Vous sentez vous aussi toute la fierté de la femme qui ne fait que des petits zizis ? L’orgueil de la mère-féconde, dans sa toute puissance de seule femelle au milieu d’une tribu virile ?

Ce n’est pas un mystère, j’ai trois garçons. Des garçons. Pour moi, ce ne sont pas des mâles, juste des garçons. Mes fils. Je ne suis pas particulièrement fière de leur zizi, puisque c’est le leur et pas le mien. Lire la suite

T’emmènes pas tes enfants au Palais de Tokyo ?

Vous faites quoi vous de vos week-end ?

A lively child

Si j’en crois mes souvenirs, les week-end où nous n’avions pas d’enfants duraient en moyenne deux fois plus longtemps que nos week-end actuels. Le temps s’étirait, on ne regardait jamais nos montres, on faisait ce qu’on avait envie de faire à l’instant précis où on avait envie de le faire et si c’était un japonais à 16h suivi d’un ciné dans la foulée, eh bien c’était un jap à 16h. Lire la suite

Excusez-moi de vous demander pardon

 

Word NO on napkin

 

Ce matin, en me brossant les dents, j’ai écouté l’incroyable histoire d’échange d’appartements de Laura (que je vous invite à écouter ici)

Je vous la résume brièvement : Laura échange son appartement à Paris avec une femme qui vit à New-York. Cette dernière est cinglée et ses deux semaines dans la Grande Pomme vont virer à l’incroyable fiasco, entre chat traumatisé à faire voyager en soute et caca dans la baignoire…

Je connaissais déjà cette histoire puisque Laura l’avait racontée de façon très drôle sur Twitter, mais l’entendre de sa voix lui a offert une toute autre dimension. La voix offre des nuances, une couleur…Elle dessine avec subtilité les contours d’une personnalité. Laura a une voix douce, posée, un peu timide. Lire la suite

On devient deux

Je dis toujours que ça fait un an, parce que c’est pratique « Un an », ça sonne rond, ça fait beaucoup sans être trop non plus. Mais si je regarde bien, ça fait plutôt trois ans.

sadness

Ça a commencé par une gêne au niveau du cou, mais bon, qui n’a pas de gêne au niveau du cou ?  Je passais  quasiment sept heures par jour derrière mon ordi  et si j’en croyais ce que je lisais, nous avons tous mal au dos, il parait même que c’est le mal du siècle. (Alors que j’aurais plutôt parié sur l’égoïsme ou la bêtise, non ?). Lire la suite

J’veux des Barbour et des diadèmes !

Puisqu’on se dit (presque) tout, je dois avouer une passion (presque) honteuse.

Senior rich woman

J’ai déjà parlé ici de mon immense appétit pour les magazines, quelque soit le sujet : féminin, société, gastronomie, cinéma…J’avale tout !

Mais il en est un que j’achète avec amour, religieusement, toutes les semaines. Celui-là, je ne le dévore pas, je le déguste, petits bouts par petits bouts, lentement, avec attention et amour. Pour lui, je prends le temps. Je me fais un café pour l’accompagner ou j’attends le soir, quand les enfants sont couchés et mon mari devant un film… Lire la suite

« Juste une fois s’il te plait… »

desperate young man showing clasped hands, pretty please asking help forgiveness

 

 

 

 

« Allez, une fois, juste une fois s’il te plait… »

Dix minutes que Camille, mon mari, me suppliait dans la cuisine…

« S’il te plait, juste une toute petite fois, ça fait TROP longtemps, j’en peux plus ! » 

« Cam ! Non ! Pas ici ! Pas en pleine journée pas comme ça, ça ne se fait pas ici ! On n’est pas à Paris ! Je connais tout le monde ! Qu’est-ce qui te prend sérieux ?!  »  Lire la suite

« Attention, ne mets pas tes mains sur la porte »

The subway train in Paris
The subway train in Paris.

Aujourd’hui, je suis retournée à Paris pour quelques heures et j’avais complètement ZAPPÉ à quel point prendre le métro est une expérience sensorielle à part entière. Une sorte de voyage exotique dont on ne retiendrait que la turista.

Je me suis surtout rendue compte qu’en un an, j’avais complètement oublié les règles essentielles pour survivre dans le métro parisien.

Il faut dire qu’en descendant de mon Nord natal à « la capitale » il y a 20 ans pour mes études, la première chose que j’ai découverte, c’est que les transports en commun à Paris, ça ne fonctionne pas DU TOUT comme chez moi. Déjà, il faut oublier le « en commun », les transports à Paris c’est chacun pour sa gueule. Lire la suite